Les allergies alimentaires vraies sont présentes chez 5 à 8 % des enfants. Elles sont en constante augmentation et peuvent se révéler extrêmement dangereuses.
5 aliments sont responsables de 78 % des allergies alimentaires de l’enfant, parmi lesquels principalement l’œuf (36 %) et l’arachide (24 %).
L’allergie à l’arachide devenant la plus fréquente après 3 ans.
Les allergies alimentaires peuvent survenir chez n’importe quel individu, mais sont plus fréquentes chez les enfants dont les parents ou les frères et sœurs sont eux-mêmes allergiques, que ce soit sur le plan alimentaire, cutané ou respiratoire.
Comment prévenir les allergies alimentaires ?
Chez tous les enfants :
Chez les enfants de familles allergiques :
Comment Que faut-il faire si votre enfant devient allergique à un aliment ?
Il faudra, en toute circonstance éliminer totalement et définitivement cet aliment de son alimentation.
Dans d’autres cas, l’allergène à l’état de trace ou modifié par la cuisson pourra être autorisé.
L’alimentation des enfants allergiques à l’arachide (0,5 à 1,5 % de la population générale)
L’arachide est l’un des aliments les plus générateurs d’allergies chez l’enfant, ainsi que l’un des plus dangereux, d’autant plus qu’il est durable dans le temps.
S’il est indispensable et facile de bannir définitivement les cacahouètes à la maison, l’éviction totale des produits dérivés de l’arachide nécessite une vigilance constante, car l’arachide est présente dans de nombreux aliments industriels.
Cette éviction stricte n’est pas toujours facile en raison de formes cachées d’arachide. Cependant, la législation depuis 2003 (directive Européenne 2003/89/CE) impose désormais l’étiquetage obligatoire de 12 allergènes. Ainsi, l’appellation “graisses végétales” ou “protéines végétales” ne devraient plus se rencontrer au profit d’un étiquetage plus précis : “contient de l’arachide ou à base d’arachide”.
Une réaction allergique déclenchée par une ingestion significative de cacahouètes (une à plusieurs cacahouètes) conduira à une tolérance des aliments avec étiquetage de type “préventif”, c’est à dire : “peut contenir de l’arachide” ou “traces d’arachide”.
Par contre, une réaction allergique dont le diagnostic est posé par un test de provocation en milieu hospitalier (à une dose inférieure à 5 mg) nécessitera un régime strict avec une véritable chasse de la moindre trace d’arachide dans l’aliment dont l’étiquetage mentionnera : "contenant ou à base d’arachide". Il vous faudra donc consulter les étiquettes alimentaires et apprendre leur lecture pour les préparations industrielles (l’aide d’une diététicienne pourra alors vous être utile).
En ce qui concerne l’huile d’arachide, cette dernière, lorsqu’elle est commercialisée en France est toujours autorisée. En effet, son degré de purification est tel que la présence de résidus protéiques allergisant n’est plus détectable aujourd’hui. Par contre, il faudra toujours éviter les huiles d’arachide en friture car un aliment contenant de l’arachide aura pu préalablement être frit dedans, contaminant ainsi l’huile de friture.
Il faut cependant savoir que l’huile d’arachide est beaucoup trop riche en graisses saturées. Cela lui confère sa stabilité à très hautes températures (fritures) mais c’est son seul avantage.
D’autres corps gras peuvent être utilisés :
Il est donc recommandé en cas d’allergie à l’arachide d’éviter systématiquement tous les produits pré cuisinés et de préparer soi-même les repas à partir de produits de base exclusivement.
Si votre enfant est allergique à l’arachide, vous devrez en avertir la cantine scolaire : il existe théoriquement des possibilités de régime personnalisé pour ce type de cas. Certaines entreprises (Natama, par exemple) commercialisent des plateaux-repas pour les enfants allergiques.
Parfois le régime d’éviction de l’arachide sera étendu à un ou à l’ensemble des fruits à coque (noix, noisettes, noix de Pécan, noix de cajou, pistache, amande, noix du Brésil…). En effet, avec l’âge, l’enfant pourra présenter également des réactions allergiques avec ces différents fruits à coque.
Pour les enfants allergiques à l’arachide une trousse d’urgence contenant de l’adrénaline auto injectable (Anapen) est indispensable. Cette trousse d’urgence doit les suivre partout. A l’école, les parents peuvent s’entretenir avec le directeur et le médecin scolaire pour réaliser un protocole d’accueil individualisé. Il contiendra très explicitement la conduite à tenir en cas de réaction allergique, le danger n’étant pas de faire une injection d’adrénaline mais de ne pas le faire ou de le faire trop tard. Les circulaires projet d’accueil N°2003-135 du 8/09/2003 B.O. N°34 du 18/09/2003 et la circulaire restauration scolaire N°2001-118 du 25/06/2001 B.O. spécial N°9 du 28/06/2001, sont bien explicites et autorisent l’enseignant, qui se doit de prêter assistance et réaliser cette injection facilitée par l’emploi d’un “stylo injecteur” tout prêt à l’utilisation. L’inspection académique peut vous aider si nécessaire lors de ces démarches.
A l’extérieur de chez vous, au restaurant ou chez des amis, demandez toujours ce qu’il y a dans les plats, quelle graisse a été utilisée et en cas de plat industriel ou traiteur, demandez à consulter les informations inscrites sur l’emballage. En cas de doute, n’hésitez pas à demander une assiette de pâtes au beurre avec une tranche de jambon.
Vous devrez également prévenir toutes les personnes susceptibles de préparer à manger à votre enfant. Famille, amis et autres et les informer qu’il s’agit là d’un risque vital à prendre très au sérieux.
Enfin, vous devrez éduquer votre enfant, en lui expliquant avec des mots simples que tous les dérivés de l’arachide peuvent le rendre très malade et qu’il ne doit jamais manger quoi que ce soit sans vous en avertir au préalable, qu’il est allergique à l’arachide et qu’il ne doit pas en avaler, même en toute petit quantité.
Enfin, n’oubliez pas que “cacahouète” et “arachide” sont un seul et même aliment, à éliminer quel que soit son nom !
Alimentation des enfants allergiques à l’œuf de poule
Le problème est identique à celui de l’arachide, dans la mesure où les œufs sont omniprésents dans les plats traiteurs ou industriels. Vous devrez donc mettre en œuvre les mêmes comportements pour éliminer totalement les œufs de l’alimentation de votre enfant. Cependant, un certain nombre d’enfants allergiques à l’œuf tolèrent l’œuf cuit et ne font des réactions qu’à l’œuf cru. Cette allergie disparaît à l’âge moyen de 3-4 ans pour près d’un enfant sur 2.